Au coeur du quartier de la gare Montparnasse, un petit jardin abrite un centre d’art contemporain en dehors des sentiers battus : La villa Vassilieff. L’équipe de NewArt.Ist a eu la chance de découvrir ce site ouvert à tous, qui propose une démarche et un regard original sur l’art actuel français et international.

La Villa Vassilieff est une émanation de l’association et centre d’art Bétonsalon. Cette association née à l’origine d’une initiative étudiante a monté les échelons et trouve maintenant son siège principal dans le centre d’art et de recherches de l’Université Paris 7 Diderot. Ici, elle œuvre pour un dialogue vivant entre l’art et la recherche scientifique donnant lieu à des expositions incroyables et des animations qui le sont tout autant. Leur volonté est véritablement de briser les frontières. La villa Vassilieff se situe dans la continuité de cette logique. Elle ouvre en 2016 après que l’association Bétonsalon ait répondu à un appel à projet de la ville de Paris pour réhabiliter l’espace. Il se trouve qu’en cherchant à monter leur projet l’équipe découvre que les locaux sont en fait l’atelier et la cantine qui appartenait à Marie Vassilieff, une artiste du début du XXème siècle qui fréquentait Picasso, Braques et d’autres grandes figures de l’art de cette période. C’est une chance pour eux qui veulent en faire un nouveau centre d’art ils obtiennent le projet. Leur marque de fabrique est certainement l’ouverture à l’international au travers du Pernod-Ricard Fellowship. Ce processus financer par l’entreprise Pernod-Ricard permet à la Villa Vassilieff d’accueillir en résidence 4 artistes du monde entier pendant trois mois dans un atelier spécialement conçu pour eux. La volonté de la villa est aussi d’être un lieu de vie ils reçoivent ainsi des colocs d’université et tiennent à garder l’aspect convivial avec notamment un bar au milieu de la salle d’exposition et des étagères chargées de livres à consulter sur des tables.

L’exposition qui s’y déroule actuellement jusqu’au 23 décembre se nomme Punasha Parry qu’on pourra traduire par « une résonance à Paris ». Elle tente de retracer sous forme de voyage l’histoire de la colonisation de l’Inde à travers le regard de Samit Das (un fellower) historien de l’art et artiste d’origine indienne. L’exposition présente de l’art moderne et contemporain d’artistes indiens venus à Paris le plus souvent pour échapper à des poursuites judiciaires ou à des persécutions politiques. Quel est leur vision de l’Inde et de la modernité ? A travers, des toiles, des installations, des performances, des films étalés sur les deux étages de la villa. Elle met en avant ainsi, la notion de modernisme nomade en dehors des frontières et des nations.

Cette exposition est présentée par deux jeunes médiatrices qui éclaircissent avec pédagogie et patience un sujet peu connu par le public parisien.

La Villa Vassilieff est une petite bulle d’oxygène, un lieu comme familier dans le quartier ultramoderne et actif qu’est Montparnasse. Comme suspendu dans le temps et l’espace vous pourrez humer l’odeur des roses avant d’entrer dans un lieu aux charpentes apparentes dont les murs vous présente un art méconnu avec un regard personnel assumé et argumenté : de l’art dans l’art.

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